Le deuxième effet Prince
2002, l'année de la révélation du talent de Prince au peuple. Quant on voit l'engouement actuel pour lui, on pourrait croire à une reconnaissance perdue depuis bien longtemps.
Mais suffit il de faire des expérimentations jazz pour attirer le respect des médias ?
Si Prince n'avait pas adopté son nouveau look de jazzmen sage, accompagné de The rainbow children, connaitrait on ce phénomène. Je pense réellement que en ce moment ça fait bien dans le milieu d'écouter Prince. Genre oui moi j'écoute un type qui est contre le music business, qui produit ses propres disque. Comme par miracle des dizaines fans princiers " de la première heure " se dévoile à la face du monde. Chacun y va de son petit laïus, " oui c'est l'artiste des 3 dernières décennies… " il y a trois mois on aurait parlé de Prince ca aurait été " Prince ? Ah oui le nain qui s'écrit slave sur la joue, the artist, cet ex popstar en mal d'inspiration ".
Et dans six mois, qu'en sera t il ?
" Prince passe en France, mais mon vieux ce type est complètement dépassé ! " d'ici six mois on lui crachera sur la gueule comme d'habitude. Le coté positif de la chose c'est que The rainbow children se vend comme des petits pains à la catégorie des Bobo parisiens. Quand le coffret " ONA live " a été annoncé, j'ai préssenti un échec. Mais en fait Prince a vraiment eu la chance (ou l'idée de génie) de sortir ce box. En effet son prix de 75 euros permet aux nouveaux convertis (qui se réclament de la période purple rain) d'investir une somme d'argent dans l'artiste qui paraît à la mesure de l'effet de mode. Dans le salon c'est l'objet à avoir pour être dans la mouvance " j'aime prince, le jazz, et son combat pour la musique libre ".

Charles joly
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